demander la lune sans comprendre pourquoi,
N'avoir qu'une plume qui glisse sous les doigts,
Tachant d'encre noire ce bout de papier blanc,
Seule échappatoire, le mal ronge l'enfant.
Allongé là sous la douce lueur nacrée,
Il ressent tous les manques affectifs du passé,
Une once d'espoir à l'aube de doux matins,
Mais soudain son miroir s'est brisé dans ses mains.
Blessures ouvertes profonde où gît le verre,
Son âme inerte il hait profondément la mère,
D'avoir anéanti tout le reste de sa vie,
D'être venu au monde pour mourir meurtri.
L'étincelle brillante témoin des souffrances,
D'un mal qui le hante, de ses sourires rances,
L'astre lunaire pleure des milliers d'étoiles,
Seule et impuissante à l'heure où l'espoir se voile.
Doucement l'enfant perd l'envie d'ouvrir son c½ur,
Enfermant en lui ses innombrables douleurs,
Cherchant sincérité, réconfort et présence,
Il n'a eut que mensonges, non dits et absence.
Le c½ur déchiré finalement il renonce,
L'âme entière mutilée par autant de ronces,
Il étouffe ses chaudes larmes seul par habitude,
Et pour unique arme, sa plume encrée de solitude.